Projet ARTE : Des attestations pour couronner quatre mois de formation professionnelle et technique

Classé dans : Non classé | 0


Une cérémonie de remise d’attestation de participation à plus de 230 jeunes bénéficiaires du premier cycle de formations a marqué la journée particulière de la fin de  quatre mois de formation professionnelle du premier cycle dans le projet ARTE -Appui au Renforcement des capacités Technique et Educatif des communautés des jeunes démunis du Burundi

En effet, le projet « ARTE », exécuté en consortium avec  trois organisations AVSI-Burundi, CASOBU et OPDE , est cofinancé par l’Union Européenne et AVSI, et a pour but d’améliorer la situation des individus et des groupes cibles, à travers des changements dans les modèles de relation personnelle et professionnelle, avec le renforcement d’un modèle de formation intégré, qui comprend les aspects techniques, les aspects personnels et les rôles des               « individus clés » dans le processus de formation.

Un effectif de 320 jeunes a été formé durant ce premier cycle du projet  de formation professionnelle et technique dans différents filières à savoir le mécanique vélo et motos, la boulangerie, l’art culinaire, la savonnerie, le petit commerce et l’alphabétisation pour ce qui ne savent pas lire et écrire.

« J’ai vite compris que la formation allait être bénéfique… »  

Rayonnant de joie, les jeunes bénéficiaires de la formation, ont exprimé leur satisfaction par rapport à la formation reçue. Evangeline MUGISHA, une parmi d’autres jeunes qui ont suivi la formation nous raconte : « Au départ, j’étais commerçante, j’exerçais un petit commerce, je vendais des oranges dans la rue, par après j’ai travaillé pour une patronne et là je vendais du lait. Quand j’ai entendu parler de l’inscription à la formation professionnelle dans le projet ARTE, je me suis fait inscrire instantanément dans la filière du petit commerce afin d’améliorer mes connaissances. J’ai vite compris que la formation allait être bénéfique pour moi … », «  A ce que je vois, ce n’est pas le petit commerce, c’est plutôt le grand commerce car je trouve que c’est quelque chose de plus bénéfique qui va m’apporter une plus grande valeur »a-t-elle ajoutée.

Quant à Japhet IRAKOZE qui a suivi la formation dans la filière mécanique Vélos et motos, il indique que cette formation a été d’une grande importance et va changer sa vie : « La formation que j’ai reçue est d’une grande importance. Avant de m’inscrire,  je passais mon temps à déambuler dans le quartier sans rien faire toute la journée, la formation a été une occupation bénéfique pour moi, j’ai appris comment réparer les pannes des vélos et des motos, actuellement je peux me débrouiller à l’aise, et à la fin du stage prévu je serai capable de commencer mon propre métier, ce qui pourra être avantageux non seulement à moi mais aussi à ma famille »

En transversale avec la formation professionnelle et technique que les jeunes bénéficiaires ont reçue, ils  ont été sensibilisé  sur des thèmes telles que la valeur de la personne humaine et la résolution pacifique des conflits. A travers un sketch joué par les jeunes eux-mêmes  le jour de la cérémonie de la remise des attestations, les jeunes ont montré en quoi la vie d’une personne est très importante, et comment le conflit peut être à la fois source d’obstacle ou  de dialogue dans la communauté. Ce fut un moment de joie et de fierté pour les parents qui été venus soutenir leurs enfants. « Je n’ai pas de mots pour remercier vivement le projet pour la formation qu’ils ont octroyé à nos enfants», disait un des parents des jeunes bénéficiaires.

A travers des discours, les membres représentants des trois organisations en consortium de l’exécution du projet ARTE et le chef de département de l’alphabétisation au sein du ministère de l’Education, de la formation technique et professionnelle ont tour à tour exprimé leur fierté par rapport au travail accompli de la part de tout en chacun pour la satisfaction des attentes  du projet. Ils ont salué le courage des jeunes bénéficiaires et les ont invités à doubler d’efforts surtout qu’après la formation, les jeunes vont être introduits aux stages.  « Ce n’est que  la fin du première phase de formation professionnelle pratique et théorique,» disait Audrey Nzobonimpa, une des tuteurs en charge d’accompagner les jeunes bénéficiaire du projet. Elle a aussi signalée qu’après cette formation technique, les jeunes vont suivre des activités d’apprentissage à travers les stages qu’ils vont effectuer auprès des acteurs économiques déjà identifiés, dans le but principale de préparer et d’introduire les jeunes à l’emploi et à la création des activités génératrices de revenus.

Il faut souligner que le projet ARTE s’étend sur une période de trois ans et 1000 jeunes bénéficiaires des quartiers de la ville de  Bujumbura seront formés.



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *