Une main forte qu’apportent les microcrédits communautaire à Butezi (Ruyigi)

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Depuis 2013, le programme de microcrédit communautaire soutenu par l’Association CASOBU est en cours dans la commune Butezi (Province Ruyigi, à l’Est du Burundi).

Avec une perspective de rendre la dignité aux personnes vulnérables et les rendre autonomes, la CASOBU a introduit le programme de microcrédit dans les communautés marquées par des membres dans le besoin. Les membres des groupes qui pratiquent le modèle microcrédit communautaire à Butezi sont contents d’avoir facilement aux crédits remboursables avec un faible intérêt. « Nous avons accès aux crédits et nous sommes conscients que il faut absolument avoir une activité génératrice de revenus pour prendre un crédit afin de pouvoir rembourser le crédit avec un petit intérêt exigé », dit Augustin, un des membres du groupe Dushigikirane. « Nous gagnons beaucoup avec ce système car, en plus de notre capital épargné, à la fin du cycle (un an), les intérêts que nous ajoutons lors des remboursements nous reviennent », ajoute Augustin.

Ce programme a développé le degré de réflexion chez les membres des groupes. Pour Ndayisaba Léonard du groupe Twiyungunganye, participer à ce programme est un apprentissage qui va au-delà de l’activité d’épargner et de rembourser. « Mon entrée dans le groupe m’a conscientisé sur le bienfait d’épargner, je sais que l’argent que j’épargne m’assure l’avenir dans mes activités champêtres », souligne Léonard. Ce sentiment est partagé pour Ernest, artisan qui fabrique les briques cuites. Pour ce denier, « la participation dans le groupe a apporté en moi la culture à la gestion de l’argent ».

La majorité des groupes formés à Butezi sont des cultivateurs. Ainsi, ce modèle de microcrédit a apporté une amélioration de se procurer des engrais pour enrichir les sols cultivables. Au départ, les agriculteurs devraient trouver un fonctionnaire pour les avaliser afin d’avoir un crédit et ainsi acheter les engrais. « A l’heure actuelle, nous ne recourons plus à ce procéder grâce à notre groupe qui nous facilitent de s’octroyer des crédits », explique Pascal Nahimana, cultivateur.

Le changement est une réalité dont les adhérents du programme se ventent. Renate Nzeyimana, cultivatrice, confie qu’elle observe un changement net dans sa vie depuis son intégration. « Je n’éprouve plus de problème d’argent pour me faire soigner en cas de maladie et je ne manque plus de moyens de me procurer les semences pour cultiver dans mes champs », raconte Renate.

La progéniture des membres profite également des retombés de la participation de leurs parents dans ce programme.  « J’ai un enfant qui vient d’avoir son diplôme des études secondaires. Si je n’avais pas intégrer ce programme, je n’aurais pas pu assurer sa scolarité », témoigne Nicayenzi Frédérica.

Manirakiza Sylvain et Bigirimana Virginie sont un couple marié qui sont tous membres d’un groupe. Ce couple a acheté une parcelle pour faire l’agriculture grâce à des crédits mise en commun.  

Donat Nizigiyimana est fonctionnaire de l’Etat. Il est marié à Habonimana Jeanine, cultivatrice. Ils rendent compte que le fait d’être tous dans un groupe SILC leur est bénéfique. Ils ont l’avantage de pouvoir prendre en même temps un crédit chacun pour mettre en œuvre une seule activité qu’ils ont planifié. Cette collaboration renforce les liens au sein de ce foyer.

Conscient du changement positif que ce programme de microcrédit a apporté, les membres de ces groupes veulent passer à un niveau supérieur dans la lutte contre la pauvreté. Les membres partagent l’avis de former des coopératives pour mettre davantage d’effort ensemble pour avoir une rentabilité encore plus considérable.

Une preuve parlante dans les groupes de la commune Butezi est  la constitution de coopératives. Les ambitions pour ces jeunes coopératives sont encore dans une phase expérimentale attestent un niveau supérieur dans les idées de projet. « Nous voulons construire un hôtel chez nous à Sorero », dit un membre du la coopérative « Turumwe ».

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